Nommer un sentiment ne le congédie pas. Ressentir un fait ne le fausse pas. Où, dans cette question, demandes-tu à un élément d'accomplir le travail de l'autre ?
Ce que l’on peut remarquer
Quand ce duo arrive, tu peux remarquer la tentation de choisir : être raisonnable, ou être honnête sur ce qu'on ressent. L'air appelle la phrase froide ; l'eau appelle la vérité mouillée. Le duo tend à demander si les deux peuvent s'asseoir à la même table — le tableur ouvert, les yeux humides, sans que l'un raye l'autre. Il monte aussi dans les conversations où quelqu'un se laisse dissuader de son propre savoir par sa propre aisance de langage. La pratique lente consiste à écrire côte à côte la phrase du sentiment et la phrase analytique, et à voir laquelle le prochain geste attend vraiment.
Questions à garder auprès de soi
- Quelle phrase de sentiment ne me suis-je permis que de penser analytiquement ?
- Quelle phrase analytique ne me suis-je permis que de ressentir ?
- Où est-ce que j'utilise la clarté pour ne pas être touché ?
- Où est-ce que j'utilise l'émotion pour ne pas devoir être précis ?
Quand cette paire tend à remonter
Se manifeste souvent dans le travail du deuil, à la fin d'une relation, dans les décisions médicales, dans une conversation entre un tempérament mental et un tempérament sensible, ou dans toute décision dont les faits sont clairs mais dont le sens ne l'est pas. Reçois-le comme une invitation à écrire deux pages, honorées toutes deux, sans que l'une soit corrigée par l'autre.
Continuer
· Lire chaque carte séparément ·
· Pratiques compagnes ·

